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	<title>Nebelig</title>
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		<title>Millénium Yum</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 15:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
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		<description><![CDATA[David Fincher a eu de la chance. Il a eu la chance de voir au moins deux de ses premiers films, Seven et (en particulier) Fight Club, devenir des références pop-culture ; mais il n&#8217;en a pas pris la grosse tête pour autant &#8211; ou alors elle a dégonflé depuis &#8211; et chose honorable, il [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=359&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">David Fincher a eu de la chance. Il a eu la chance de voir au moins deux de ses premiers films, <em>Seven</em> et (en particulier) <em>Fight Club</em>, devenir des références pop-culture ; mais il n&#8217;en a pas pris la grosse tête pour autant &#8211; ou alors elle a dégonflé depuis &#8211; et chose honorable, il est parvenu à se renouveler depuis.<br />
Certes on retrouve de forts éléments de style, d&#8217;écriture, de langage, d&#8217;un à l&#8217;autre de ses films. A ce titre <em>Millénium</em> partage un certain nombre de points communs avec son prédécesseur, <em>The Social Network</em> : son côté froid, presque clinique, le montage rapide et efficace, et la musique subtilement anxiogène de Trent Reznor. Toutefois il faut voir la chose comme davantage qu&#8217;une redite ; clairement c&#8217;est l&#8217;expression d&#8217;une patte particulière, plutôt réfléchie de surcroit, et qui offre au film une manière de se démarquer dans un univers de productions souvent génériques.</p>
<div id="attachment_361" class="wp-caption aligncenter" style="width: 710px"><a href="http://nebelig.files.wordpress.com/2012/01/millenium-e28093-les-hommes-qui-n_aimaient-pas-les-femmes.jpg"><img class="size-full wp-image-361" title="Millénium Gray" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2012/01/millenium-e28093-les-hommes-qui-n_aimaient-pas-les-femmes.jpg?w=700&#038;h=945" alt="" width="700" height="945" /></a><p class="wp-caption-text">Une affiche sobre, cohérente, en un mot classe. Son seul défaut est de ne pas mettre au même plan Rooney Mara et Daniel Craig, tant la première joue en fin de compte le véritable personnage principal du film...</p></div>
<p style="text-align:justify;">Lorsque l&#8217;adaptation américaine de <em>Millénium</em> a été annoncée, il était facile d&#8217;avoir ce réflexe classique ; celui de critiquer sans avoir vu, sous prétexte qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un remake US de plus. Ce fut mon cas, je l&#8217;admets &#8211; et bien que je reste assez circonspect en général à la vision des multitudes d&#8217;adaptations inutiles (notamment de séries TV) commises par les studios là-bas, une telle attitude n&#8217;est pas forcément toujours justifiée. J&#8217;ai manqué la version suédoise du film ? Son remake lui fait une publicité indirecte, et elle m&#8217;intéresse désormais.<br />
Surtout, la version de Fincher est de qualité. Et si notre homme a eu de la chance par le passé, cette qualité-là ne tient en revanche qu&#8217;à son talent, bien réel. C&#8217;en est au point que les principaux défauts du film qui nous intéresse ici ne sont pas vraiment de sa main. Le début est un peu poussif, la fin se traine légèrement ? Oui, mais il paraît que c&#8217;est déjà le cas dans le roman. Le générique d&#8217;ouverture (que certains, dont Metro, ont assez justement comparé à celui d&#8217;un James Bond) est certes original et dans une certaine mesure, beau, mais il est aussi plutôt criard (feu d&#8217;artifice d&#8217;images de synthèse partant dans tous les sens, musique bruyante &#8211; oh oui, lynchez-moi &#8211; et en léger décalage) ; surtout, il ne colle pas très bien à l&#8217;ambiance du reste du long-métrage. Et enfin, on a peut-être connu Reznor un poil plus inspiré (comme dans <em>The Social Network</em>), même si ce point reste hautement discutable.</p>
<div id="attachment_360" class="wp-caption aligncenter" style="width: 615px"><a href="http://nebelig.files.wordpress.com/2012/01/849779.jpg"><img class="size-full wp-image-360" title="Glasses" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2012/01/849779.jpg?w=700" alt=""   /></a><p class="wp-caption-text">Clark Kent effect : James Bond enfile une paire de lunettes, et il devient un autre homme.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Ce ne sont que des détails en somme. L&#8217;essentiel, le coeur du film est de très grande tenue. Fincher enchaîne les évènements avec une rare fluidité, et ses plans <em>évoquent</em> autant qu&#8217;ils <em>montrent </em>(mention spéciale aux scènes d&#8217;abus sexuel, aussi glauques que géniales). Il se permet des mouvements de caméra brutaux, osés, mais jamais gratuits (pas d&#8217;image tramblotante, au contraire &#8211; chose typique à Fincher, tout n&#8217;est que stabilité et linéarité, un vrai hommage à Hitchcock en un sens).<br />
Surtout, il n&#8217;oublie jamais qu&#8217;il raconte une histoire. Riche en effets de style, Millenium est aussi un thriller très réussi dont le relatif classicisme (au niveau des péripéties, du &#8220;whodunit&#8221;) est totalement compensé par l&#8217;élégance formelle précédemment mentionnée. La narration est splendide, n&#8217;hésitant jamais à user du montage croisé (pour un résultat qui fonctionne à tous les coups), et on ressent des choses pour les personnages sans être abusé par des procédés faciles &#8211; type violons, pathos, &#8220;séquence émotion&#8221;. C&#8217;est un film américain, mais qui ne tombe que très peu dans les travers réguliers, souvent tournés en ridicule, d&#8217;Hollywood (spoiler : un animal meurt dans ce film, oui, tout à fait). Le scénario de base ne semble jamais trahi (le choix de tourner en Suède était vraiment une bonne initiative, même si on a affaire à une Suède anglophone ce qui est un peu déroutant au départ), tout manichéisme est absent, les acteurs sont justes (et pas &#8220;justes plus beaux que les originaux parce que mec, vos acteurs européens sont quand même bien cheums hein&#8221; &#8211; non, Rooney Mara est incroyable, sans compromis, tandis que Daniel Craig parvient à faire oublier qu&#8217;il est l&#8217;agent 007, une gageure). En ajoutant que la mise ne scène confine parfois au chef-d&#8217;oeuvre : ceci est donc, malgré de très légers défauts et une ambition peut-être moins élevée que son prédecesseur, un <em>must-see</em>.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/359/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/359/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=359&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Pourquoi je me sens davantage Européen que Français &#8211; and why you should too, maybe.</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Oct 2011 12:17:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
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		<description><![CDATA[NOTE : cet article a initialement été écrit en octobre 2011. Il avait vocation à être le premier d&#8217;une série de deux ou trois &#8211; mais la panne d&#8217;inspiration est arrivée, impitoyable&#8230; A force de feuilleter la presse, de faire semblant de se passionner pour les dossiers de Courrier International, de lire les tribunes partisanes [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=339&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">NOTE : cet article a initialement été écrit en octobre 2011. Il avait vocation à être le premier d&#8217;une série de deux ou trois &#8211; mais la panne d&#8217;inspiration est arrivée, impitoyable&#8230;</span></p>
<p style="text-align:justify;">A force de feuilleter la presse, de faire semblant de se passionner pour les dossiers de Courrier International, de lire les tribunes partisanes publiées dans Le Monde et les éditoriaux enflammés de, par exemple, Jacques Attali sur Slate.fr, à force de trainer dans les couloirs de Sciences Po, cela devait finir par arriver : et ci-dessous, voici ce qui ressemble le plus à un article engagé parmi toute ma production écrite.</p>
<p style="text-align:justify;">Ainsi je me sens plus Européen que Français. Clarifions-bien les choses pour que je ne me retrouve pas extradé à Bruxelles : je suis Français, et Lillois de surcroit, et je présente évidemment un certain nombre de particularités qui trahissent ma nationalité et mon lieu de naissance. Seulement, en y réfléchissant une seconde, on se rend facilement compte que nombre de valeurs identifiées comme &#8220;françaises&#8221; sont en vérité partagées par l&#8217;Europe entière. Nous n&#8217;avons de fait ni le monopole de la liberté, de l&#8217;égalité et de la fraternité, ni l&#8217;exclusivité des droits de l&#8217;Homme, et n&#8217;en sommes peut-être même pas les meilleurs défenseurs sur le continent.</p>
<p style="text-align:justify;">Au delà du folklore et de points de détail, les Européens (&#8220;occidentaux&#8221;, au moins) se ressemblent énormément d&#8217;un pays à l&#8217;autre. La démocratie libérale et pluraliste s&#8217;y est imposée partout, ainsi qu&#8217;une certaine idée de la vie politique et une certaine conception du rôle de l&#8217;Etat. Les différents clivages peuvent presque se décalquer et l&#8217;on peut aisément comparer entre eux les différents partis nationaux, leur trouver presque toujours des homologues, que ce soit entre la France et l&#8217;Allemagne ou l&#8217;Espagne et la Suède &#8211; pour le dire autrement, nous avons tous à peu près la même gauche et la même droite, ce qui nous permet d&#8217;ailleurs de créer des &#8220;blocs&#8221; (sociaux-démocrates contre conservateurs et libéraux) relativement homogènes au Parlement Européen.<br />
L&#8217;Europe entière est globalement traversée par les mêmes tendances (au libéralisme, à l&#8217;individualisme&#8230;) ainsi que d&#8217;une certaine modération qu&#8217;on ne retrouve pas forcément aux Etats-Unis, par exemple. Bien sûr que les extrêmes existent en Europe, qu&#8217;il leur arrive malheureusement de progresser depuis dix ou vingt ans ; mais les Européens restent dans l&#8217;ensemble relativement modérés. Nous n&#8217;avons pas de Tea Party, pas de massifs lobbies pro-armes à feu ou contre l&#8217;avortement, nous ne donnons pas (ou plus) une place démesurée à la religion &#8211; et les décisions abruptes font figure d&#8217;exception en Europe. L&#8217;homme politique européen se trouve majoritairement dans une sorte de centre (droit ou gauche), son programme paraît souvent peu ambitieux mais il est généralement gouverné par une relative rationalité et un &#8220;réalisme&#8221; qui peuvent décevoir, sans être foncièrement <em>mauvais</em>.</p>
<div id="attachment_349" class="wp-caption aligncenter" style="width: 470px"><a href="http://nebelig.files.wordpress.com/2011/10/herman-van-rompuy-006.jpg"><img class="size-full wp-image-349" title="HVR" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2011/10/herman-van-rompuy-006.jpg?w=700" alt=""   /></a><p class="wp-caption-text">He&#039;s sexy and he knows it</p></div>
<p style="text-align:justify;">Se considérer davantage Européen que Français permet de se focaliser plus sur ce qui nous rassemble que ce qui nous sépare. Et qu&#8217;est-ce qui sépare les Européens ? Notamment :</p>
<ul>
<li>Les histoires nationales. Il est vrai que les diverses nations européennes ne se sont pas formées toutes de la même manière, qu&#8217;elles ont vécu chacune des évènements différents, des régimes différents, etc. Néanmoins, d&#8217;un autre côté on peut se dire que toutes les histoires nationales européennes sont liées entre elles, également, que leur passé est inévitablement commun à un certain degré. Surtout, autant que l&#8217;Histoire, le résultat actuel est important : or on se rend bien compte que malgré des histoires nationales différentes les pays européens sont tous parvenus à atteindre un grand nombre de points communs sur le fond.</li>
<li>La langue. Quasiment chaque pays à la sienne, et il est vrai que cela pose une indéniable limite de cohésion entre les Européens. La barrière linguistique empêche encore nettement un Français de se sentir chez lui aux Pays-Bas, par exemple, bien qu&#8217;il y retrouve un mode de vie presque identique&#8230; Mais ce n&#8217;est pas quelque chose d&#8217;infranchissable : il existe bien de nombreux pays aux multiples langues officielles, ce qui montre que la langue importe moins qu&#8217;une certaine &#8220;culture partagée&#8221;. Et l&#8217;anglais &#8211; même maltraité au point de devenir étranger à l&#8217;oreille des anglo-saxons &#8211; permet de résorber bien des problèmes d&#8217;incompréhension potentielle.</li>
</ul>
<p style="text-align:justify;">Il faut donc bien voir qu&#8217;aujourd&#8217;hui les Européens partagent essentiellement les mêmes valeurs, que leurs systèmes politiques se ressemblent fortement (au-delà de quelques divergences souvent de l&#8217;ordre du cosmétique), et plus généralement, qu&#8217;il existe une sorte de &#8220;culture européenne&#8221;. Nous avons les mêmes modes de vie, écoutons la même musique, voyons les mêmes films, achetons les mêmes produits, buvons la même bière, aimons les mêmes sports &#8211; bien que cela puisse être vu comme un simple effet de la mondialisation, cela contribue néanmoins à nous rapprocher plus encore.</p>
<p style="text-align:justify;">PS : vous avez le droit de dire que j&#8217;enfonce des portes ouvertes, bien entendu. Ce serait sans doute vrai &#8211; néanmoins, je ressentais pour une fois le besoin de les enfoncer moi-même.</p>
<div style="text-align:justify;"></div>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/339/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/339/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=339&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Deep End.</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Aug 2011 11:55:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jane Asher]]></category>
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		<category><![CDATA[John Moulder-Brown]]></category>

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		<description><![CDATA[Parti voir Deep End sans rien savoir de son réalisateur, sans avoir lu une seule critique au préalable, principalement attiré par le contexte du film (Londres dans les années 1970) et l&#8217;espoir d&#8217;apercevoir furtivement une réalité à la fois proche et à jamais distante, j&#8217;en suis ressorti mutique, pensif, bouleversé, ayant vu quelque chose de [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=321&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_326" class="wp-caption aligncenter" style="width: 514px"><a href="http://nebelig.files.wordpress.com/2011/08/affiche-deep-end-na-samym-dnie-1970-2.jpg"><img class=" wp-image-326  " title="Affiche (2011)" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2011/08/affiche-deep-end-na-samym-dnie-1970-2.jpg?w=504&#038;h=671" alt="" width="504" height="671" /></a><p class="wp-caption-text">L&#039;affiche (bien) actualisée du film. Notez quand même le découpage en cases, façon montage 70&#039;s - alors que le procédé n&#039;est pas utilisé dans le film.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Parti voir Deep End sans rien savoir de son réalisateur, sans avoir lu une seule critique au préalable, principalement attiré par le contexte du film (Londres dans les années 1970) et l&#8217;espoir d&#8217;apercevoir furtivement une réalité à la fois proche et à jamais distante, j&#8217;en suis ressorti mutique, pensif, bouleversé, ayant vu quelque chose de bien différent de ce à quoi je m&#8217;attendais.</p>
<p style="text-align:justify;">Quand le générique de fin s&#8217;est affiché à l&#8217;écran, impossible de se concentrer sur les noms qui défilaient : pendant de longues secondes la salle est restée silencieuse, prise de court par une dernière scène fracassante, inattendue alors même que le film entier tendait inévitablement vers elle &#8211; du grand art.</p>
<p style="text-align:justify;">Voir Deep End est une expérience : bien que galvaudé, le terme s&#8217;applique ici tant le film est unique, tiraillé entre un réalisme troublant et de nombreuses scènes étranges, parfois très symboliques. La subtilité de la réalisation autorise tous les paradoxes ; la narration va à l&#8217;essentiel et multiplie les ellipses avec fluidité tout en se ménageant des longueurs nécessaires, tout paraît &#8220;vrai&#8221; et en même temps d&#8217;une surprenante bizarrerie&#8230;</p>
<p style="text-align:justify;">Il s&#8217;agit d&#8217;un film difficile à cerner. Le point de départ du script &#8211; Mike, garçon de 15 ans poli et bien élevé mais sorti du cycle scolaire, est embauché par un établissement de bains publics, où il rencontre une jolie collègue un peu plus âgée (Susan) &#8211; semble appeler un scénario structuré comme une variation sur le thème de l&#8217;adolescence et des émois qui l&#8217;accompagnent ; mais ce n&#8217;est pas exactement le cas. Mike tombe évidemment amoureux de Susan, il fait clairement preuve d&#8217;un comportement erratique &#8220;bien de son âge&#8221;, parfois illogique et déraisonnable ; néanmoins le coeur du film ne se trouve pas là, même si John Moulder-Brown campe son personnage de très belle manière, sans jamais tomber dans la caricature exaspérante de &#8220;l&#8217;ado rebelle&#8221;, ce mythe uniforme apprécié des magazines féminins à destination des mères de famille.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-330" title="In the cinema" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2011/08/deep-end-w1280.jpg?w=700&#038;h=393" alt="" width="700" height="393" /></p>
<p style="text-align:justify;">Le film tourne en vérité surtout autour d&#8217;un autre thème, celui de l&#8217;obsession, du fantasme. Ce fantasme est matérialisé comme une évidence par le personnage de Susan (Jane Asher), incarnation parfaite du désir sous la forme d&#8217;une rousse magnifique, sulfureuse, incendiaire. Les mots sont d&#8217;ailleurs faibles pour décrire l&#8217;espèce de miracle se déroulant sous les yeux du spectateur : Susan n&#8217;est pas simplement une &#8220;femme fatale&#8221; (elle est trop jeune et trop naturelle dans sa façon d&#8217;être pour cela), c&#8217;est une implacable machine à coup de foudre. Dans certains films ou séries, on comprend mal l&#8217;attachement d&#8217;un personnage à un autre, on se demande sur quoi tient celui-ci, sur quel vécu commun, par exemple. Pas ici. Le charme agit sans prévenir, et génère une identification immédiate au personnage de Mike, amoureux transi faisant d&#8217;abord comme si de rien n&#8217;était, jusqu&#8217;à ce que cela devienne invivable pour lui &#8211; et que de jeune homme attendrissant il évolue en un poids encombrant pour une Susan courtisée de toutes parts.</p>
<p style="text-align:justify;">Détail important : le film n&#8217;a quasiment pas vieilli. Certes la prise de son, forcément inférieure techniquement aux standards actuels, rappelle que nous sommes en présence d&#8217;un long-métrage daté de 1971 (la bande-son rock est en revanche toujours excellente). Sans doute la restauration de la pellicule effectuée en 2010 a-t-elle joué un rôle en sauvegardant le poids de l&#8217;image, la débarrassant de ses éventuels défauts parasites tout en soulignant ses contrastes et en appuyant sa palette de couleurs (vives). Ce sont des broutilles. Même sans cela resterait le talent de composition éblouissant de Skolimowski, qui apparaît dès un générique d&#8217;ouverture très malin (le vélo de Mike, filmé en très gros plan et en travelling, transformant l&#8217;outil usuel en ensemble abstrait de tubulures rougeoyantes) et se confirme ensuite tout le long du film, succession de scènes élégamment filmées, sans maniérisme ou artifices prétentieux.</p>
<p style="text-align:justify;">Cependant le plus étonnant tient dans le fait que la puissance des deux personnages principaux reste presque entièrement intacte. Mike et son air de gendre idéal ne dépareilleraient pas dans un lycée privé d&#8217;aujourd&#8217;hui, et si sur la forme de nombreux détails le situent bien dans son époque, sur le fond il n&#8217;est pas si différent d&#8217;un adolescent timide d&#8217;aujourd&#8217;hui (notamment de par son comportement évoqué précédemment). Surtout, Susan n&#8217;a elle rien perdu de son pouvoir de séduction, absolument rien, 40 ans après la sortie du film. Combien de longs-métrages plus récents comportent-ils de personnages féminins à la beauté désormais fanée car passée de mode, correspondant à l&#8217;idéal d&#8217;une décennie particulière ? Enorme claque : car la beauté de Susan prend une apparence d&#8217;universalité. Croisée dans la rue en 2011, elle provoquerait strictement le même effet que dans Deep End, même en conservant son style vestimentaire évidemment dépassé (mais en devenant du coup joyeusement néo-rétro).</p>
<p style="text-align:justify;">Face à une telle apparition, Mike se sent logiquement minuscule et insignifiant. Tristement pour lui, sa caractéristique principale se révèlera être l&#8217;impuissance : impuissance face aux évènements (lorsqu&#8217;il se voit relégué au rang de simple jouet sexuel par une cliente des bains, lorsqu&#8217;il tente de se rapprocher de Susan alors qu&#8217;elle est déjà promise à quelqu&#8217;un), rageante impuissance financière (face aux amants &#8220;sérieux&#8221; de la rousse, bien plus vieux et inévitablement, à la situation bien plus avantageuse), et finalement impuissance sexuelle quand il semble enfin sur le point de parvenir à ses fins. Cette triple impuissance, ajoutée à la tension animale que génère Susan sur son environnement, ne peut conduire qu&#8217;à un drame et pourtant le spectateur reste surpris de la tournure du scénario, malgré nombre d&#8217;indices de la part du réalisateur.</p>
<p style="text-align:justify;">Deep End cache bien son jeu : faux modeste, ne prenant pas par la main le spectateur (le forçant à utiliser son imagination, à relier ce qu&#8217;il voit à ses propres expériences, sans jamais tomber dans un délire cryptique) il touche discrètement là où ça fait mal, très mal. C&#8217;est un film qui dérange insidieusement, qui veut nous faire croire que l&#8217;on peut sortir indemne de son visionnage, tandis qu&#8217;il imprime indéniablement sa marque.</p>
<p style="text-align:justify;">
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			<media:title type="html">Affiche (2011)</media:title>
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			<media:title type="html">In the cinema</media:title>
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		<title>A Travers Temps.</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 22:07:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Nocturne]]></category>
		<category><![CDATA[SF]]></category>
		<category><![CDATA[1989]]></category>
		<category><![CDATA[A Travers Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Axis]]></category>
		<category><![CDATA[Robert Charles Wilson]]></category>
		<category><![CDATA[Spin]]></category>

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		<description><![CDATA[Sans doute marque t-elle la fin de la guerre froide, mais 1989 est vraiment une mauvaise année pour Tom Winter. Il perd sa femme, son job et sombre dans l&#8217;alcoolisme, jusqu&#8217;à ce que son frère se sente forcé de le tirer du gouffre et de le pistonner pour un job dans sa concession automobile : [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=291&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-292" title="A Travers Temps" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2010/05/a-travers-temps.jpg?w=700" alt=""   />Sans doute marque t-elle la fin de la guerre froide, mais 1989 est vraiment une mauvaise année pour Tom Winter. Il perd sa femme, son job et sombre dans l&#8217;alcoolisme, jusqu&#8217;à ce que son frère se sente forcé de le tirer du gouffre et de le pistonner pour un job dans sa concession automobile : de Seattle il retourne alors vers sa petite ville natale de Belltower, Nord-Ouest des Etats-Unis, et y achète une maison. Banale. Loin de tout.<br />
Ce qu&#8217;il ne sait pas, c&#8217;est que celle-ci n&#8217;aurait jamais dû être mise en vente; et surtout, qu&#8217;elle renferme des secrets qu&#8217;il aurait pu ne jamais découvrir.</p>
<p style="text-align:justify;">Depuis <em>Spin</em> en 2006 (2007 en France, et le roman est critiqué sur ce site même), Robert Charles Wilson est devenu un auteur de science-fiction vraiment reconnu; il le mérite amplement, et à ce titre on ne taxera pas les éditions Denoël (collection <em>Lunes d&#8217;Encre</em>, spécialisée dans les &#8220;gros volumes de SF en général choisis avec bon goût, un flair certain, et traduits consciencieusement&#8221;) d&#8217;opportunisme pour avoir publié un inédit de l&#8217;écrivain datant de&#8230; 1991.<br />
Heureusement, <em>A Travers Temps</em> (originellement <em>A Bridge of Years</em>) est un de ces récits sur lequel le temps n&#8217;a pas prise : il n&#8217;a pas ou peu vieilli car il dépeint davantage le passé (de 1989) que le futur (qu&#8217;il laisse volontairement assez flou, vague) et ne se perd pas en conjonctures hasardeuses sur la teneur de l&#8217;avenir. De plus, il se situe dans un courant plaçant les personnages au cœur de l&#8217;histoire en faisant finalement peu de cas de la &#8220;science&#8221; : l&#8217;important se situe dans l&#8217;intrigue (car le tout est agencé comme un thriller, fait assez inhabituel chez Wilson), et dans le ressenti de Tom et des autres protagonistes.</p>
<p style="text-align:justify;">Ici, contrairement à <em>Spin</em> et <em>Axis</em> (sa suite récente), pas de monde en danger (ou si peu), pas de programmes gouvernementaux démesurés, pas d&#8217;incompréhensibles phénomènes extra-terrestres : à tout moment le roman reste proche du <em>réel </em>tel que nous le connaissons, reste très simple à concevoir. Il aurait en fait presque sa place &#8211; sans un cloisonnement stupide des catégories de la production littéraire &#8211; dans des rayons grand public; on peut comprendre cela comme un manque d&#8217;ambition de la part d&#8217;un auteur qui plus tard n&#8217;hésitera pas à faire disparaître des continents entiers de la surface de la Terre (<em>Darwinia</em>, 1998), mais il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un roman de gare pour autant (ou alors d&#8217;un <em>excellent</em> roman de gare).<br />
Le rythme est maîtrisé et rapide (il entrecroise les points de vue de manière à maintenir un certain suspense), même si on pourrait regretter un prologue qui gâche un peu la surprise (le lecteur en sait constamment <em>plus </em>que Tom), le style de Wilson est fluide, un peu mélancolique, et donne de la profondeur aux différents personnages qu&#8217;il décrit. Il se prête même parfois à de bon mots mémorables (comme l&#8217;assez fameux &#8220;<em>Il se reprocha toutefois aussitôt de s&#8217;apitoyer ainsi sur lui-même. Le défaut caractéristique de la solitude. Comme la masturbation, il s&#8217;agissait de la parodie d&#8217;une activité qu&#8217;il valait mieux pratiquer à plusieurs</em>&#8220;), et surtout il parvient aisément à rendre <em>crédible </em>l&#8217;impossible, et mieux, à nous le faire accepter comme un élément du quotidien.</p>
<p style="text-align:justify;">C&#8217;est en définitive un roman mineur, mais très agréable. Il pose les bases de recettes qu&#8217;emploiera ensuite beaucoup Wilson, mais qui fonctionnent toujours &#8211; d&#8217;autant qu&#8217;elles sont bien utilisées. Et prouve que l&#8217;on tient définitivement là un des meilleurs écrivains actuels en la matière, à mon humble avis, de la trempe d&#8217;un K.Dick ou d&#8217;un Simak.</p>
<p style="text-align:justify;"><span style="color:#888888;">[Image : la première de couverture, signée Manchu - qui sait, décidément, indubitablement tenir un pinceau.]</span></p>
<p style="text-align:justify;">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/291/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/291/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=291&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Greenberg.</title>
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		<pubDate>Sun, 16 May 2010 13:06:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Ben Stiller]]></category>
		<category><![CDATA[Greenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Greta Gerwig]]></category>
		<category><![CDATA[James Murphy]]></category>
		<category><![CDATA[Lyrisme]]></category>

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		<description><![CDATA[Roger Greenberg est un loser. Après être sorti d&#8217;une dépression nerveuse qui l&#8217;a tout de même conduit jusqu&#8217;à l&#8217;asile, après avoir longtemps vécu à New York, il revient pour quelques semaines habiter Los Angeles, dans le grand pavillon de son frère Philip (qui lui est évidemment un stéréotype de réussite sociale, avec femme, enfants, argent, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=267&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Roger Greenberg est un <strong>loser</strong>. Après être sorti d&#8217;une dépression nerveuse qui l&#8217;a tout de même conduit jusqu&#8217;à l&#8217;asile, après avoir longtemps vécu à New York, il revient pour quelques semaines habiter Los Angeles, dans le grand pavillon de son frère Philip (qui lui est évidemment un stéréotype de réussite sociale, avec femme, enfants, argent, chien, maison et voyages dans des pays exotiques). La ville est visiblement gorgée de vieux souvenirs, et pas toujours de très bons, entre les membres de son défunt (par sa faute) groupe de rock et la femme qu&#8217;il aimait : Greenberg était censé<em> ne rien faire</em>, littéralement, pendant les six semaines de son séjour, mais les choses ne vont pas se passer comme il l&#8217;avait prévu.<br />
Vont s&#8217;ensuivre notamment quelques retrouvailles, un anniversaire, une soirée d&#8217;adolescents vite à moitié défoncés (un grand moment), mais surtout, une relation ambigüe avec l&#8217;employée du frère de Roger, Florence, blonde de 25 ans (quand lui a la quarantaine) un peu paumée, enthousiaste et rêveuse (alors qu&#8217;il passe au contraire pour un immense blasé).</p>
<div id="attachment_273" class="wp-caption aligncenter" style="width: 703px"><img class="size-full wp-image-273  " title="Greenberg" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2010/05/greenberg.jpg?w=700" alt=""   /><p class="wp-caption-text">Roger &quot;Je galère avec les courses&quot; Greenberg (Ben Stiller).</p></div>
<p style="text-align:center;">
<p style="text-align:justify;">Le film n&#8217;invente volontairement rien, mais il touche sa cible : tout, ou presque, paraît vrai, tant Noah Baumbach en a réussi l&#8217;écriture. Les scènes s&#8217;enchaînent à leur rythme, sans précipitation, sans forcer le trait; mais surtout, les personnages principaux sont très réussis. Ben Stiller (Greenberg donc) surprend (après tout c&#8217;est le type derrière <em>Tonnerre sous les Tropiques</em>, et il est plus connu pour jouer les gardiens de musée que pour ses rôles dramatiques), car il excelle dans son rôle de type qui a tout raté et qui se fout apparemment de tout (des lycéens se shootent dans la maison de son frère? Pas de problème, il vient discuter et s&#8217;enfile un rail de coke avec eux) mais est maniaque au point d&#8217;écrire des lettres de réclamation sur à peu près n&#8217;importe quoi (la pollution sonore, un siège qui ne fonctionne pas dans son avion de ligne &#8211; c&#8217;est un gros ressort comique du film) dans l&#8217;espoir d&#8217;être publié dans le <em>New York Times</em>. Il est constamment à côté de la plaque, pourtant le spectateur s&#8217;y attache; et c&#8217;est le cas aussi pour Florence (Greta Gerwig) dans un autre registre.<br />
Les acteurs ne sont pas spécialement beaux &#8211; ils sont <em>normaux</em>, tout simplement, avec une peau <em>normale</em> et pas la beauté un peu surnaturelle des mannequins ou des actrices attirant les couvertures de magazines &#8211; et pourtant ils dégagent quelque chose, un charme assez subtil qui va au-delà du physique pur : ils rassurent, font humains sans tomber dans la caricature de Monsieur/Madame tout-le-monde, sans que l&#8217;on force le spectateur à s&#8217;identifier à eux. C&#8217;est ce qui fait la force de l&#8217;ensemble, ce qui en donne la cohésion : ça, et le montage réussi &#8211; quelques plans un peu audacieux mais discrets, de très belles scènes de nuit (en particulier celles faisant intervenir Florence quand elle doute en silence).</p>
<p style="text-align:justify;">Pour ne rien gâcher, la bande originale, elle, est superbe du début à la fin &#8211; Californie oblige, on déterre du rock classique des années soixante, soixante-dix, quatre-vingt, mais pas seulement, et uniquement de morceaux un peu oubliés aujourd&#8217;hui (ce qui colle très bien avec le caractère de Greenberg, sa nostalgie latente &#8211; il faut le voir essayer de passer du <em>Duran Duran</em> à des types qui ont 20 ans de moins que lui, et qui réclament &#8220;du Korn&#8221; et &#8220;AC/DC&#8221; &#8211; détail ironique mais tellement crédible, car finalement, &#8220;les jeunes&#8221; aiment une musique composée quand LUI était effectivement jeune, tout en trouvant d&#8217;autres musiciens de la même époque qu&#8217;AC/DC complètement ringards). James Murphy (sorti tout droit des LCD Soundsystem) signe les morceaux exclusifs au film et il s&#8217;en tire fort bien, parvient à donner une texture, une atmosphère particulière à la chose.<br />
La musique établit en fait un <em>fil rouge</em> dans <em>Greenberg</em> : elle établit un lien fort entre Roger et Florence, par exemple, puisque lui était rockeur à ses heures et qu&#8217;elle veut devenir chanteuse; et elle perpétue le statut un peu mythique de Los Angeles, tant elle semble inexplicablement coller à l&#8217;idée que l&#8217;on peut avoir de cette ville (associée aux mots<em> soleil</em>, <em>voiture</em>, <em>palmiers</em>, etc).</p>
<p style="text-align:justify;">Mieux que<em> Kick-Ass</em> (pourtant étonnamment bon, et à la BO également mémorable), infiniment plus vivant qu&#8217;<em>Adèle Blanc-Sec</em> (navet gentillet mais lent, lent&#8230;), mais jouant bien sûr dans une catégorie complètement différente, mon film préféré du mois écoulé. Ce qui ne va pas l&#8217;empêcher de tomber dans l&#8217;oubli le plus total.</p>
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		<title>Radian : Interlude. [Part 8/8]</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Mar 2010 22:55:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Radian]]></category>
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		<category><![CDATA[Elin]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
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		<description><![CDATA[Tandis que le métro marquait un nouvel arrêt, puis repartait, elle sentit un frisson remonter le long de sa nuque, la lame froide de l’inquiétude poindre dans son esprit, accompagnée du pressentiment qu’elle n’allait pas apprécier ce qui allait suivre. Que le pire n’était pas encore arrivé. Plongée dans ses pensées, elle se laissa emporter [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=244&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Tandis que le métro marquait un nouvel arrêt, puis repartait, elle sentit un frisson remonter le long de sa nuque, la lame froide de l’inquiétude poindre dans son esprit, accompagnée du pressentiment qu’elle n’allait pas apprécier ce qui allait suivre. Que le pire n’était pas encore arrivé. Plongée dans ses pensées, elle se laissa emporter dans la contemplation distraite du paysage qui défilait : une succession d’immeubles dénués de toute ambition architecturale, beaucoup de béton armé, des rues mornes, sous le soleil faiblard de l’aube. Il était très tôt et le bitume de la chaussée était encore éclairé par de vieux lampadaires à incandescence qui prenaient des airs de pièce de musée aux yeux d’Elin ; c’était la première fois qu’elle en voyait depuis des années.</p>
<p style="text-align:justify;">Où était-elle donc ?</p>
<p style="text-align:justify;">Un éclat de rire jaillit quelque part. Curieuse de savoir avec qui elle partageait la rame, elle se contraint de ne pas s’enfoncer davantage dans sa rêverie, et laissa temporairement de côté les questions toujours plus nombreuses qui lui venaient en tête.<br />
Elin attribua l’exclamation de joie qu’elle venait d’entendre aux passagers les plus éloignés d’elle : un groupe de deux femmes certainement loin d’être sobres, dont une était hilare tandis que l’autre faisait de grands gestes. Elles titubaient à chaque secousse et s’accrochaient alors avec peine aux prises à leur portée, ou s’appuyaient contre les parois, mais elles ne s’asseyaient étrangement pas ; pourtant l’immense majorité des sièges était libre. Plus près, un couple en occupait d’ailleurs une rangée entière, l’homme assis à l’une des extrémités, sa petite amie à demi allongée appuyant son dos contre lui. Ils avaient les yeux fermés et il aurait été facile de les croire assoupis ; seul le mouvement de leurs lèvres trahissaient leurs chuchotements et donc le fait qu’ils étaient éveillés.<br />
A l’inverse, un adolescent gisait sur le sol à quelques mètres, inerte et visiblement inconscient. Un mince filet de bave coulait lentement de sa bouche, et Elin se demanda si cela avait un rapport avec la petite flaque grumeleuse étalée non loin de lui. Cela lui rappela une nuit, pas si lointaine, à la fin de laquelle elle était tombée dans un profond coma éthylique ; des souvenirs franchement désagréables. Elle se promit une nouvelle fois – ce ne serait pas la dernière – de ne plus jamais en arriver là, puis détacha son regard du corps immobile pour dévisager finalement le passager le plus proche d’elle.<br />
Ce n’était qu’un vieillard très ordinaire, mais Elin le fixa un long moment. Parce qu’il lisait le journal.</p>
<p style="text-align:justify;">Un journal en <em>papier</em>. Qui semblait avoir été imprimé la veille.</p>
<p style="text-align:justify;">Son cerveau avait tenté jusque là d’ignorer tous les signes, tous les indices pourtant évidents d’une situation qui lui était anormale ; il n’y parvenait plus désormais, et l’électrochoc était brutal. Chaque détail rivalisa soudainement de bizarrerie, lui parut absurde, de la technologie dépassée qui entourait Elin aux accoutrements démodés des gens qu’elle distinguait devant elle ; baissant la tête, elle se rendit compte qu’elle ne reconnaissait pas ses propres vêtements.<br />
De loin, un hypothétique observateur n’aurait pas perçu la différence entre sa tenue originale, véritable, et ce qu’elle portait maintenant : il aurait vu dans tous les cas un T-shirt gris clair, une veste en cuir marron foncé et un jean bleu marine. Effectivement, mais en s’approchant de subtils changements lui seraient vite apparus.<br />
Le coton tissé avait remplacé le complexe textile synthétique dans la composition du T-shirt ; le jean avait perdu son fin réseau de câblages et les diverses puces électroniques qu’il contenait auparavant, intégrées à même la toile ; quant au blouson, s’il était bel et bien en cuir, c’était une nouveauté. Une telle épaisseur de peau, une telle qualité se monnayait à des prix déraisonnables, d’après l’expérience d’Elin ; là d’où elle venait, ce genre de veste entrait dans une catégorie de produits de luxe qui lui était largement inaccessible.<br />
Prise de fébrilité, elle fouilla ses poches, sans savoir vraiment pourquoi. Peut-être y cherchait-elle des réponses, une explication quelconque ; elle n’en tira qu’un morceau de carton brun plié en deux, sur lequel étaient apposés, entre autres, les mots : <em>carte d’identité</em>. Redoutant de découvrir les informations y étant inscrites, qu’elle imaginait sévèrement troublantes, elle n’osa pas encore déplier la carte. Pendant plus d’une dizaine de secondes elle la retourna entre ses doigts, pensive et irritée, puis elle releva la tête. Son visage laissant deviner des pensées potentiellement réprouvables, elle jeta un regard riche de sens vers l’homme au journal.</p>
<p style="text-align:justify;">Et lui arracha son journal des mains, de façon totalement déloyale, sans lui laisser le temps de réagir. Mais il fallait qu’elle sache.</p>
<p style="text-align:justify;">La Une, immanquable, suffisait déjà à la faire tiquer :</p>
<p style="text-align:justify;"><strong><em>La construction européenne au point mort<br />
<span style="font-style:normal;font-weight:normal;"><em>L’Assemblée Nationale a repoussé l’application de la monnaie unique à l’horizon 2010</em></span></em></strong></p>
<p style="text-align:justify;">Néanmoins, ce n’était pas le pire. En haut à gauche, la première page du journal était datée du <em>mardi 12 octobre 1999</em>. Elin s’affaissa sur son siège, comme paralysée, et laissa tomber le quotidien sur le sol – il fut vite ramassé par le vieillard à qui il appartenait de droit et qui était resté silencieux, se sachant impuissant, tandis qu’elle le consultait.<br />
Que croire ? Le cauchemar semblait ne pas vouloir s’arrêter, et il fallait d’un coup qu’elle accepte sans broncher l’hypothèse ridicule d’un retour de quarante-huit ans dans le passé ; si elle parvenait à admettre cela, plus rien ne pourrait la surprendre par la suite.<br />
Elle décida d’ouvrir la carte. Comme elle s’y attendait, sa photo y était agrafée ; ce qu’elle n’avait pas anticipé en revanche, c’était que celle-ci serait accompagnée d’un nom inconnu. Qui était <em>Sonia Bélanger</em>, née le 18 juin 1981, soit exactement 47 ans <em>avant</em> sa propre date de naissance ?</p>
<p style="text-align:justify;">Elin ressentit brusquement le besoin pressant de quitter le métro, d’aspirer de grandes goulées d’air à l’extérieur ; elle avait laissé passer quelques arrêts, remarquant à peine que la rame s’était de nouveau engouffrée dans un tunnel, mais se sentait à présent incapable de s’infliger la moindre portion de trajet supplémentaire.<br />
Quand les portes s’ouvrirent de nouveau, elle se leva et s’engouffra dans la station qui s’offrait à elle, marquant alors immédiatement une pause : car la première chose qu’elle aperçut fut un aquarium encastré dans le mur, dont les occupants paisibles observaient le néant d’un œil torve. Après un court instant d’hésitation, elle distingua l’escalator à sa gauche et l’emprunta, ce qui la conduit dans un hall aux dimensions respectables. Elle ignora les rares passants qu’elle croisa, ignora le style déroutant du bâtiment : elle se concentrait uniquement sur la recherche d’une sortie, marchait rapidement vers l’escalier le plus proche. L’atteignit. Grimpa les marches.<br />
Enfin elle se retrouva dehors ; le temps était humide, une bruine discrète tombait du ciel encore sombre, peuplé d’immenses formes cotonneuses. Chaque nuage possédait ses propres nuances monochromes, se déployait en de délicates circonvolutions, et leur réunion offrait, malgré des teintes grisâtres, un spectacle à la beauté insolite. On aurait dit le tableau d’un impressionniste décadent, qui aurait abandonné les couleurs dans sa palette au profit de mélanges froids au premier abord, mais vibrants d’une intensité peu commune une fois étalés sur la toile.<br />
En revanche, les façades qui s’étendaient devant Elin souffraient de la comparaison. Elles étaient fades et mornes, souvent dessinées sans grand génie. Seuls quelques détails surnageaient : le pourtour d’une fenêtre, le fronton de briques d’une bâtisse ancienne, de rares balcons en fer forgé. Le reste s’effaçait, fusionnait une scène globale qui ne retenait pas le regard.</p>
<p style="text-align:justify;">D’innombrables voitures étaient garées le long des trottoirs, d’autres roulaient lentement en crachotant parfois d’épaisses volutes de fumée ;  elles étaient clairement toutes alimentées par des combustibles fossiles, rejetaient sans entrave leurs gaz nocifs dans l’atmosphère.</p>
<p style="text-align:justify;">Tout cela paraissait tellement réel.</p>
<p style="text-align:justify;">Mal à l’aise, se balançant d’un pied à l’autre, Elin prit alors conscience avec stupeur que sa cheville ne lui renvoyait plus aucune douleur ; elle se demanda comment elle avait réussi à ne pas le remarquer plus tôt. Elle remonta la jambe droite de son jean d’une dizaine de centimètres, et constata que la moindre trace de blessure avait disparu, ni croûte ni cicatrice ne venant entacher l’épiderme pâle au-dessus de la chaussure. C’était strictement impossible : et pourtant.<br />
Elle remit son pantalon en place. Ce faisant, elle sentit un reflet lui percuter brièvement la rétine, et se mit à en rechercher la cause ; il ne lui fallut pas longtemps pour noter la présence d’un petit disque brillant sur le sol. Une pièce de monnaie. Elle se pencha pour la ramasser, soupesa le mince objet argenté, puis détailla ce qui y était gravé : face, une femme de profil marchait d’un pas assuré, sac sur l’épaule et un bras en arrière. Pile était indiquée la valeur de la pièce, surmontant la date de mise en circulation et le croisement de rameaux de chêne et d’olivier.</p>
<p style="text-align:justify;">Cinq Francs. Elin contempla le disque encore une seconde, puis l’envoya tournoyer en l’air non sans avoir conclu un pari avec elle-même. La pièce s’éleva, scintilla dans le jour naissant et retomba. Côté pile.</p>
<p style="text-align:justify;">Un faible sourire apparut sur le visage de la jeune femme.</p>
<p style="text-align:justify;">La chance allait peut-être tourner.</p>
<p style="text-align:justify;">Tout était encore possible.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/244/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/244/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=244&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Radian : Interlude. [Part 7/8]</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Mar 2010 15:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Radian]]></category>
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		<category><![CDATA[1999]]></category>
		<category><![CDATA[Lille]]></category>
		<category><![CDATA[Lyrisme]]></category>

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		<description><![CDATA[EPILOGUE : MCMXCIX Une longue masse d’acier et de verre émergea du tunnel souterrain ; la rame filait sur ses rails, annoncée par le puissant hululement de ses moteurs, le sourd gémissement du châssis, le sifflement de l’air alentour. Récupérant graduellement sa lucidité, la maîtrise de son propre corps, Elin se laissait bercer par cette triste [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=233&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:center;">EPILOGUE : MCMXCIX</p>
<p style="text-align:justify;">Une longue masse d’acier et de verre émergea du tunnel souterrain ; la rame filait sur ses rails, annoncée par le puissant hululement de ses moteurs, le sourd gémissement du châssis, le sifflement de l’air alentour. Récupérant graduellement sa lucidité, la maîtrise de son propre corps, Elin se laissait bercer par cette triste plainte mécanique ; le regard clos, les sens faiblement éveillés, elle ne pouvait cependant pas à en déterminer l’origine. Elle savait qu’elle était assise sur une surface dure, peut-être du plastique, ressentait le mouvement rapide du véhicule, le brouhaha ambiant de conversations ; et elle en conclut qu’elle devait être la passagère d’une sorte de train, peut-être d’un métro.<br />
Lorsqu’elle perçut le crissement des freins, entendit une voix féminine annoncer – d’un ton robotique, via un haut parleur un peu saturé situé au dessus de sa tête &#8211; ce qui semblait être le nom d’un arrêt, puis reconnut le coulissement bruyant de portes automatiques, elle en fut certaine : il s’agissait bien d’un métro, et à en juger par les vibrations et l’atmosphère étouffante qui y régnait, celui-ci n’était pas très récent.</p>
<p style="text-align:justify;">Les portes se refermèrent et la rame redémarra ; après une latence de quelques secondes, Elin se décida finalement à ouvrir les yeux.</p>
<p style="text-align:justify;">Le wagon dans lequel elle se trouvait était baigné de lumière jaunâtre, diffusée par d’antiques tubes fluorescents alignés le long de l’étroit plafond. Les parois étaient composées d’un assemblage d’éléments décolorés, moulés dans un plastique brillant, au grain grossier, et dont la teinte originelle devait être proche du beige ; elles étaient percées de grandes fenêtres rectangulaires aux coins arrondis, souvent couvertes de griffures, d’inscriptions tracées aux ciseaux &#8211; des graffitis indélébiles et translucides, apparemment dépourvus de sens. Sous celles-ci étaient disposés des sièges par rangées de trois, vert criard à l’exception notable d’une partie du dossier et de l’assise, recouverte quant à elle d’un skaï fatigué à la couleur indéfinissable. Sur le sol, le linoléum avait connu des jours meilleurs : sa mosaïque de motifs circulaires &#8211; en  léger relief, ce qui jouait supposément un rôle d’antidérapant &#8211; cédait de plus en plus la place à une surface uniformément plane, et la peinture autrefois accordée aux sièges s’effaçait au profit du gris initial du matériau. Tout l’habitacle était transpercé de longues barres verticales en aluminium, qui scintillaient, et les portes semblaient découpées dans de simples plaques de métal brossé.</p>
<p style="text-align:justify;">Jamais Elin n’avait voyagé dans un véhicule aussi ancien. Jamais.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/233/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/233/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=233&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La fille du lundi matin. [Luv III]</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 22:48:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ego]]></category>
		<category><![CDATA[Luv]]></category>
		<category><![CDATA[Gare Lille Flandres]]></category>

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		<description><![CDATA[7h50 : je sors de chez moi. Il est loin le temps où je partais à la demie, en étant sûr d&#8217;avoir une marge, d&#8217;être un peu en avance. Sans doute parce que je parviens de plus en plus mal à trouver la motivation nécessaire pour me lever, que je dois désormais réfléchir un moment [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=222&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">7h50 : je sors de chez moi. Il est loin le temps où je partais à la demie, en étant sûr d&#8217;avoir une marge, d&#8217;être un peu en avance. Sans doute parce que je parviens de plus en plus mal à trouver la motivation nécessaire pour me lever, que je dois désormais réfléchir un moment pour trouver des raisons d&#8217;aller en cours. La fainéantise, c&#8217;est le mal.</p>
<p style="text-align:justify;">A cette heure, c&#8217;est du quitte ou double : il faut compter sur sa chance pour avoir à la fois un métro rapidement ET de la place dans la rame. Dans le cas contraire, le sprint est nécessaire sur les passages à pied du trajet, et cela sans la moindre garantie d&#8217;arriver au lycée avant la sonnerie de 8h15.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-224" title="Underground" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2010/03/underground1.jpg?w=700&#038;h=393" alt="" width="700" height="393" /></p>
<p style="text-align:justify;">7h54 : j&#8217;arrive à la station, un peu essoufflé. J&#8217;ai marché vite. Alors que je descends les escaliers j&#8217;entends une longue plainte mécanique ; un classique, je viens de manquer la dernière rame. A dix secondes près.</p>
<p style="text-align:justify;">7h56 : une nouvelle rame s&#8217;arrête. Écouteurs dans les oreilles diffusant &#8211; sans doute trop fort &#8211; un obscur morceau de rock indé, j&#8217;entre, j&#8217;attends que les portes se referment, puis appuie mon dos contre le mur qu&#8217;elles forment ; je sais qu&#8217;elles ne se rouvriront pas de ce côté, du moins pas avant que je quitte le métro.<br />
St Maurice-Pellevoisin, Lille Europe, les stations passent. Peu d&#8217;échanges, personne ne parle. Quelques personnes rentrent, des lycéens, des étudiants, des voyageurs à lourde valise; de rares autres sortent. Tout le monde semble mourir d&#8217;ennui.</p>
<p style="text-align:justify;"><strong>8h02</strong> : arrêt à Gare Lille Flandres. C&#8217;est une station importante, beaucoup s&#8217;y arrêtent; pour changer de ligne, pour prendre un bus, le tramway&#8230;<br />
La rame se vide à moitié, puis se remplit de nouveau.</p>
<p style="text-align:justify;">Le temps s&#8217;arrête, marque une pause et reprend.</p>
<p style="text-align:justify;">Parmi les visages des passagers les plus récents, un en particulier retient mon attention. Il dénote parmi les faciès fatigués, les faces de trentenaires négligés, le tourbillon de masques habituel des transports en commun; c&#8217;est un beau visage à la peau légèrement bronzée , fin, encadré de cheveux châtains mi-longs. Il appartient à la <em>fille du lundi matin</em>.<br />
Je ne sais rien d&#8217;elle, mais elle continue de m&#8217;intriguer. C&#8217;est la troisième fois que je la vois, le même jour, à la même heure; rien de spécialement incroyable, mais cela suffit pour que je me souvienne d&#8217;elle. Je ne comprends pas bien pourquoi, mais j&#8217;ai l&#8217;impression de la reconnaître, comme si je lui avais déjà parlé. Ailleurs, dans d&#8217;autres circonstances; de vagues images de soirée me reviennent. Je dois confondre.<br />
A chaque fois que je l&#8217;aperçois, mon subconscient ne peut s&#8217;empêcher de m&#8217;envoyer le message : &#8220;elle est splendide&#8221;. Je lui réponds toujours instantanément : &#8220;oublie&#8221;. Il a l&#8217;habitude.<br />
Et pourtant il n&#8217;a pas tort, et son image reste gravée dans mon esprit, détails compris. Je me souviens de son manteau taillé dans un matériau ressemblant à du tweed, carreaux inclus, et de son sac &#8211; assez asexué, ce n&#8217;est pas un sac à main - qu&#8217;elle porte en bandoulière; et je crois malheureusement que je la reconnaitrais difficilement s&#8217;il lui prenait l&#8217;envie de s&#8217;habiller différemment.</p>
<p style="text-align:justify;">Ayant profité à la gare du court instant durant lequel il est possible de s&#8217;octroyer un siège, je poursuis le voyage assis, jetant de temps en temps des regards en coin vers l&#8217;inconnue. Subtilement; je ne pense pas qu&#8217;elle m&#8217;ait remarqué jusqu&#8217;alors. C&#8217;est sans doute mieux ainsi.</p>
<p style="text-align:justify;">8h10 : porte de Douai. Elle descend ici, je m&#8217;y attendais un peu; ce n&#8217;est pas la première fois, après tout. Là où le hasard se moque de moi, c&#8217;est que c&#8217;est mon terminus également.<br />
Elle prend l&#8217;escalator, j&#8217;emprunte l&#8217;escalier &#8211; question de rapidité, quelques secondes de gagnées ne sont pas forcément superflues. Quoique. D&#8217;autant que je prends le temps de regarder une dernière fois dans sa direction;  il semblerait qu&#8217;elle étudie à la fac la plus proche, d&#8217;après le chemin vers lequel elle s&#8217;oriente.</p>
<p style="text-align:justify;">Je laisse mon esprit vagabonder un instant.</p>
<p style="text-align:justify;">Je me reprends.</p>
<p style="text-align:justify;">Merde. Je suis vraiment en retard.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/222/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/222/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=222&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Underground</media:title>
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		<title>iPad bol : la montagne a accouché d&#8217;une souris.</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 20:46:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Contre-offensive]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Ego]]></category>
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		<category><![CDATA[buzz]]></category>
		<category><![CDATA[iPad]]></category>
		<category><![CDATA[netbook]]></category>

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		<description><![CDATA[Le buzz enflait depuis des semaines sur le net, s&#8217;amplifiant encore après qu&#8217;une conférence soit annoncée pour le 27 janvier, à tel point que même le Monde y consacrait une pleine page dans sa dernière édition du week-end. Chaque site y allait de sa rumeur, de ses projections sur ce qu&#8217;allait être le prochain produit [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=207&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le buzz enflait depuis des semaines sur le net, s&#8217;amplifiant encore après qu&#8217;une conférence soit annoncée pour le 27 janvier, à tel point que même <em>l</em><em>e Mond</em><em>e</em> y consacrait une pleine page dans sa dernière édition du week-end. Chaque site y allait de sa rumeur, de ses projections sur ce qu&#8217;allait être le prochain produit Apple, cette hypothétique <strong>tablette</strong>, qui devait bien évidemment bouleverser nos habitudes à tout jamais (comme l&#8217;aurait théoriquement fait l&#8217;<em>iPod</em>, si répandu qu&#8217;il en devient un nom propre, et l&#8217;<em>iPhone</em> qui continue de faire parler de lui, trois ans après sa sortie initiale).</p>
<p style="text-align:justify;">Et voilà que Steve Jobs annonce hier l&#8217;iPad, étrange hybride d&#8217;iPhone hypertrophié et de MacBook Pro en aluminium, une fine dalle tactile de 10 pouces. La chose ressemble vaguement à un cadre photo numérique lambda avec son large bord noir laqué, mais ne vous y méprenez pas : l&#8217;iPad, c&#8217;est le <em>futur</em>.  On parle de nouvelle<em> révolution électronique</em>, Métro titre sur &#8220;l&#8217;arme fatale d&#8217;Apple&#8221;, &#8220;un moyen d&#8217;asseoir sa suprématie&#8221;, le site Les Numériques prédit &#8220;la mort du netbook&#8221;. Si la firme à la pomme a bien prouvé son talent, c&#8217;est dans un domaine : le marketing.</p>
<div id="attachment_210" class="wp-caption alignleft" style="width: 425px"><img class="size-full wp-image-210" title="iPad" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2010/01/ipad_home1.jpg?w=700" alt=""   /><p class="wp-caption-text">Le retour de l&#39;ardoise magique.</p></div>
<p style="text-align:justify;">Car la tablette n&#8217;a rien de véritablement extraordinaire. C&#8217;est un engin plutôt bien dessiné, capable de surfer rapidement sur le net, de lire des vidéos en haute définition, faire office de baladeur multimédia, lire des ebooks, faire fonctionner des applications sur le modèle de l&#8217;iPhone, permettant de consulter ses emails et d&#8217;utiliser une version simplifiée de la suite bureautique d&#8217;Apple, iWork. Le tout avec <em>style</em> (image de marque oblige) et 10 heures d&#8217;autonomie annoncées, mais sans webcam, sans support de flash (pour les animations internet), sans clavier physique (de base)&#8230; De plus le gadget est <strong>onéreux</strong> :  de 500 dollars pour une version à faible stockage (16Go) et dépourvue de 3G (vous savez, le réseau de téléphonie mobile permettant de sa connecter partout) à 830 dollars pour le meilleur modèle, on sort de l&#8217;appareil personnel grand public.</p>
<p style="text-align:justify;">Surtout, même si les tablettes de ce genre abondent depuis des décennies dans la science-fiction (en tant que remplaçantes du livre et du journal papier, tellement <em>has-been</em>, ou comme un quelconque panneau de contrôle, à mi chemin entre la télécommande ultime, l&#8217;agenda électronique de rêve et le joujou futuriste pour <em>geek</em>), je me permets d&#8217;émettre de grosses réserves quant à la praticité réelle de l&#8217;objet, sur son ergonomie dans la vie de tous les jours. Le concept n&#8217;est pas fondamentalement nouveau (on peut par exemple comparer l&#8217;iPad aux productions d&#8217;Archos de ces dernières années), et il ne s&#8217;est jamais démocratisé; peut-être y-a-t&#8217;il une raison à cela.</p>
<p style="text-align:justify;">Si les <em>netbooks</em> se vendent aussi bien, ce n&#8217;est pas seulement pour leur compacité, leur autonomie en général meilleure que celle des ordinateurs portables &#8220;classiques&#8221;, c&#8217;est aussi et surtout pour leur prix (qui tourne autour des 300 euros), leur compétitivité. Ils peuvent accomplir quasiment toutes les tâches proposées par le dernier produit à la pomme, ou y substituer des équivalents, et ne proposent jamais moins de 160Go de capacité de stockage (certes sur disque dur, néanmoins cela reste bien plus important que les 16, 32 voire 64Go de l&#8217;iPad). Seuls leur échappent le jeu 3D, la HD et le charme de l&#8217;écran tactile <em>multitouch.</em></p>
<p style="text-align:justify;"><em> <span style="font-style:normal;"> De plus, comment <strong>utiliser</strong> une tablette? Faut-il la tenir constamment, malgré ses 700g qui doivent peser sur la durée? Faut-il tenter de la poser sur ses genoux, de la caler du mieux possible avec ses jambes? La manipuler, allongé sur son lit, en essayant de la maintenir selon un angle propice au visionnage de livres ou de films? Non, me signale-t-on : on peut aussi lui adjoindre un pied avec clavier, un </span>dock<span style="font-style:normal;">, permettant de la poser sur une surface plane, une table en somme. Certes. En option, pour 69 dollars, alors que le problème ne se pose pas vraiment avec un netbook &#8211; dont n&#8217;importe qui sait se servir à condition d&#8217;avoir déjà touché à un ordinateur dans sa vie.</span></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="font-style:normal;"> Se pose également le problème de la mobilité : comment <strong>transporter</strong> l&#8217;iPad? La chose craint visiblement les rayures et les chocs, et ne peut donc pas se fourrer négligemment dans un sac, au grand bonheur des fabricants de housses protectrices (compter 30 euros de plus sur la facture). C&#8217;est un appareil </span>transportable<span style="font-style:normal;">, incompatible avec les poches, trop grand pour beaucoup de sacs à main. Et ce n&#8217;est, bien davantage que l&#8217;iPhone, définitivement pas un produit à utiliser dans la rue, dans un café ou les transports en commun, voire même dans un amphi de cours (où les netbooks et ordinateurs portables peuvent être utiles).</span></em></p>
<p style="text-align:justify;"><em><span style="font-style:normal;"> Apple communique enfin sur sa capacité à lire des livres électroniques; mais contrairement au Kindle d&#8217;Amazon, au Reader de Sony et à la majorité de la concurrence, l&#8217;écran de l&#8217;iPad est inutile sans rétro-éclairage (autrement dit à la lumière naturelle), et sa luminosité entraîne une fatigue visuelle à plus ou moins court terme. Or c&#8217;est toujours mieux de pouvoir parcourir un bouquin sans avoir les yeux qui pleurent, non?</span></em></p>
<p><em><span style="font-style:normal;">Alors à quoi sert la tablette? C&#8217;est une bonne question. Va-t-elle se vendre? Probablement, car je pense personnellement qu&#8217;Apple pourrait même vendre des grille-pains s&#8217;il les faisait </span>design <span style="font-style:normal;">et leur donnait un nom cool, façon </span>iToast<span style="font-style:normal;">. La </span>hype<span style="font-style:normal;"> joue beaucoup dans le monde branché de l&#8217;électronique, et qui mieux que la firme californienne sait <strong>créer</strong> une demande ?</span></em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/207/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/207/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=207&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">iPad</media:title>
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		<title>A Serious man.</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Jan 2010 20:16:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kalès</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[A Serious Man]]></category>
		<category><![CDATA[Coen]]></category>
		<category><![CDATA[Ego]]></category>

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		<description><![CDATA[Janvier 2008, No Country For Old Men sort en salles : adaptation d&#8217;un roman de Cormac McCarthy (dont le style se prête mal à l&#8217;opération), il était annoncé comme le grand retour des frères Coen, après un Ladykillers jugé inutile, mou, en un mot décevant. Et le résultat se montre à la hauteur des espérances [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=194&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Janvier 2008, <em>No Country For Old Men</em> sort en salles : adaptation d&#8217;un roman de Cormac McCarthy (dont le style se prête mal à l&#8217;opération), il était annoncé comme le grand retour des frères Coen, après un <em>Ladykillers</em> jugé inutile, mou, en un mot décevant. Et le résultat se montre à la hauteur des espérances : c&#8217;est un long thriller froid et sec, à l&#8217;ambiance crépusculaire (le tout sans la moindre piste musicale), aux choix esthétiques et narratifs forts, un film grandiose dont les performances seront récompensées (notamment celle de l&#8217;acteur Javier Bardem, très dérangeant en psychopathe implacable et incompréhensible).<br />
Puis vient, à peine un an plus tard, <em>Burn After Reading</em>. Une comédie malheureusement pas tout à fait drôle, beaucoup moins ambitieuse que son prédécesseur, et qui a pour principal mérite de prendre à contre-emploi son casting prestigieux (George Clooney, Brad Pitt en tête).</p>
<p style="text-align:justify;">Au regard de la qualité variable des trois long-métrages précédemment cités on a l&#8217;impression, du coup, de voir se mettre en place un cycle <em>bon cru/mauvais cru </em>dans la filmographie des réalisateurs. Si l&#8217;on suit cette logique, 2010 devrait, théoriquement, être une bonne année. Mais est-ce le cas?<br />
Nous allons le voir ci-dessous.</p>
<p style="text-align:justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-196" title="a-serious-man-poster" src="http://nebelig.files.wordpress.com/2010/01/a-serious-man-poster.jpg?w=700" alt=""   /></p>
<p style="text-align:justify;"><em>A Serious Man</em> est présenté comme une comédie; certes c&#8217;en est une, mais pas du genre à vous extorquer de grands éclats de rire. Le long métrage fait preuve d&#8217;un humour sombre et subtil, toujours à la surface, pétri de références culturelles très ciblées car en rapport direct avec la religion juive. La vie de Larry Gopnik, professeur de physique dans l&#8217;Amérique des années soixante, ses mésaventures et celle de sa famille, tout cela inclut rabbins, Torah, bar-mitsva et inscriptions en hébreu : et les frères Coen &#8211; qui dépeignent sans doute un monde et une communauté qu&#8217;ils ont connu, vu que l&#8217;époque traitée correspond à peu près à celle de leur enfance &#8211; prennent bien le temps de montrer leur rapport au religieux, à la fois respectueux et distancié, presque satirique par moments mais jamais cruel. Malgré le contexte différent, l&#8217;approche est selon moi comparable à la série de bande-dessinée <em>Le Chat du Rabbin</em>, avec son analyse ironique du judaïsme et de ses traditions, par Joann Sfar (dont le premier film &#8211; sur Gainsbourg, vous en avez certainement entendu parler &#8211; est sorti en France durant la même semaine).</p>
<p style="text-align:justify;">L&#8217;absurde, le surréalisme y sont omniprésents, autant dans les rêves (ils contiennent les meilleures idées du film) qui hantent le personnage principal que dans les comportements de ceux qu&#8217;il côtoie; ici un jeune rabbin obsédé par le parking de sa synagogue, là le père d&#8217;un étudiant coréen justifiant le fait d&#8217;acheter les études de son fils par un &#8220;Acceptez le mystère&#8221; en anglais approximatif. Les failles, défauts de chacun apparaissent toujours, parfois exagérées jusqu&#8217;à la limite de la parodie, et s&#8217;ils en deviennent moins crédibles, cela contribue à les rendre humains.</p>
<p style="text-align:justify;">A noter que l&#8217;image est superbe, avec des plans bien choisis, souvent riches de sens, et que la reconstitution (architecture, mode, larges voitures chromées) remplit son rôle : l&#8217;ensemble dégage une ambiance très particulière, un charme suranné, mais sans sentir le moisi.</p>
<p style="text-align:justify;">Devrais-je conseiller <em>A Serious Man </em>? Difficile à dire. Comme souvent avec les Coen, le film est relativement inclassable; mais c&#8217;est à mon avis une expérience à tenter, une bouffée d&#8217;air cinématographique plus frais que la moyenne. Ne vous attendez pas à y trouver les ingrédients du <em>blockbuster </em>de base, il s&#8217;agit ici d&#8217;une escapade intimiste dans un univers étrange, mais finalement pas si éloigné du notre, et du portrait imaginaire d&#8217;un autre quotidien. Rien d&#8217;inoubliable; rien de profondément désagréable non plus.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/nebelig.wordpress.com/194/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/nebelig.wordpress.com/194/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=nebelig.wordpress.com&amp;blog=9833303&amp;post=194&amp;subd=nebelig&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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